1. Les composantes de l’initiative

Deux éléments de motivations m’ont attiré vers le thème de la sécurité :

En lisant cet article publié par une étudiante qui aborde la question des risques inhérents aux réseaux sociaux, j’ai eu l’idée de sensibiliser le publique quant à la nécessité d’avoir une hygiène numérique adéquate afin d’éviter l’usurpation d’identité et autres risques sur les réseaux sociaux.

Deuxièmement, Il y a 3 mois lorsque je devais partir d’un projet de développement logiciel bancaire, ma gestionnaire m’avait demandé de remettre mes éléments de sécurité (Clé Token RSA et mot de passe Windows), grande avait été sa surprise lorsqu’elle s’est rendue compte que mon mot de passe possédait les caractères tels que : « @ . »

Après une brève réflexion, j’ai trouvé un angle d’attaque qui se voulait très pratique, et qui est donc celui  du renforcement du profil sécuritaire, soit comment gérer ses multiples mots de passe pour mieux se protéger sur la toile à l’ère de l’abondance des médias sociaux.

Les statistiques nous apprennent qu’un mot de passe sur deux peut être craqué en 24 heures.

Un Français sur cinq partage ses mots de passe et que près d’un Français sur deux utilise le même sur plusieurs plates-formes et comptes.

Bien que cela puisse paraître trivial,  la force, la fréquence de changement de mot de passe ne sont pas des notions largement connues du publique.

  1. Activités Menées

  • Le contenu

Une fois, l’idée de projet décidé, j’ai conçu le texte approprié à cet effet et puis j’ai créé une page dans mon blog pour servir de point focal à la sensibilisation : ChangeTonMotDePasse

J’ai bâti mon argumentaire autour des arguments de la scientifique Lorrie Cranor et ceux des experts Mark Burnett et Bruce Schneier. À savoir : Choisir un mot de passe fort, avoir une bonne fréquence de changement, assumer facilement la multiplicité des mots de passe.

Du côté des outils, j’ai proposé d’utiliser les outils web du centre pour la cybersécurité belge, safeonweb pour tester la force des mots de passe.

Enfin il est proposé de participer à un sondage anonyme relatif à la fréquence de changement des mots de passe.

  • Le déroulé

Dans un premier temps, j’ai partagé le lien sur ma page personnelle Facebook :

facebook

et ainsi qu’à mes contacts WhatsApp :

whatapp

 Puis j’ai continué le partage avec mon compte Google+ personnel :

google

Après, a suivi la twittosphère, où j’ai ressuscité mon compte et commencé à Twitter le lien de la page principale:

twwiter

Tous les trois jours, j’avais un regard sur les statistiques, qui restait timide après 2 semaines. C’est ainsi que j’ai mis à contribution mon réseau professionnel LinkedIn :

linkedin

Quatre semaines plus tard, un bilan préliminaire, me permet de m’apercevoir au vu des statistiques que l’engouement n’était toujours pas au rendez-vous. J’ai alors décidé de toucher le publique anglophone, en fournissant une traduction anglaise titrée The password strategy.

  1. Statistiques de fréquentation

Les tendances  suivantes n’intègrent pas l’initiative anglaise car elle a débuté en janvier 2017.

stat1

stat2

Bien que l’initiative soit publique,  les internautes du Québec via mon compte Facebook et quelque peu les amis du Cameroun ont répondu, sans doute parce qu’ils faisaient partie du premier cercle de mon réseau, c’est ce qui explique le nombre important pour les deux régions. Par contre il n’y pas eu beaucoup de partages.

stat3

Le moteur de recherche Google a été le référant principal.

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titre

Résultats du sondage

Au vu du sondage l’on remarque que beaucoup ne change pas leur mot de passe, ce qui est problématique pour leur sécurité sur les réseau sociaux et montre qu’il faut continuer à sensibiliser sur cette question.

sondage

  1. Facteurs du succès

Globalement je pense que j’aurai pu faire mieux si j’avais plus de temps et opté  une bonne stratégie et surtout fait preuve d’agressivité dans la communication.

J’ai commencé cette activité avec beaucoup de retard dû à des contraintes professionnelles. Ce qui a perturbé ma concentration à l’élaboration d’une bonne stratégie média. Habituellement je ne suis pas fréquent sur les réseaux sociaux en dehors de mon réseau professionnel pour des raisons évidentes.

Cette activité m’a donc motivé à faire preuve de débrouillardise dans la communication et l’utilisation de plusieurs outils du web social. J’ai eu beaucoup de mal à rendre visible mes publications sur Twitter car j’avais l’espoir qu’il pouvait augmenter de façon importante la visibilité de l’enjeu, mais je ne suis pas parvenu à le faire.

La création d’un page Facebook pour l’enjeu  aurai été une bonne stratégie et m’aurai permis d’augmenter la visibilité. Je pense prochainement qu’il va falloir ouvrir un peu plus  la sensibilisation vers d’autres espaces géographique et langues.

Pourtant l’enjeu est d’utilité publique, je me serai attendu qu’il y ai explosion de partages, mais ils n’étaient pas au rendez-vous  et j’imagine qu’il faut peut être revoir la qualité et la formulation du contenu de l’enjeu.

 

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